Idée globale
Tout part d’une l’idée globale de ce que j’imagine pour la couverture. Tout est inclus : 1ère et 4ème de couverture avec pour chacune la composition, le dos, l’emplacement des textes et du code-barre sur la 4ème de couverture.

À partir de là, j’ai une idée claire du nombre de personnages à dessiner. Ici, nous avons :
- Eradan sur la 1ère et la 4ème de couverture -> 2 illustrations
- Vivanie sur la 1ère et la 4ème de couverture -> 2 illustrations
- Gardli sur la 4ème de couverture -> 1 illustration
- Alina sur la 4ème de couverture -> 1 illustration
- Farnir sur la 4ème de couverture -> 1 illustration
Ce qui nous donne un total de 7 illustrations.
Crayonné des personnages
Pour commencer, je dessine les crayonnés pour chacune d’elle, que je vous présente ici :







Colorisation des personnages
Ensuite, passons maintenant à la réalisation graphique de ces illustrations. Pour ma part, j’utilise Affinity Designer, de la gamme Affinity qui contient 3 applications (Affinity Designer pour le dessin vectoriel, Affinity Photo pour la retouche photo et aussi pour le dessin, Affinity Publisher pour la mise en page de documents). Cette gamme est la parfaite alternative à celle d’Adobe, et bien qu’elle soit payante, son avantage est que pour chaque application, vous ne payez qu’une seule fois ! Pas de système d’abonnement.
Mon style de dessin est plutôt un style en aplats de couleurs, parce que d’une part, j’aime ça, et d’autre part, ce style est celui qui vieillit le mieux. Ajoutons à cela que ce sera du dessin vectoriel, qui a pour avantage de pouvoir agrandir le dessin sans perte de qualité lors de mise en page de documents.
Prenons l’exemple de Vivanie (oui, je sais, Eradan est le héros principal, mais c’est plus agréable de présenter une jolie petite elfe toute mignonne).
Tout d’abord, je crée un groupe de calques qui contient le traçage des courbes pour l’encrage, et qui est au-dessus du crayonné sur lequel je vais dessiner. J’aurai pu faire un encrage tout en noir, et en faisant cela, j’aurai gagné du temps… Mais j’ai plutôt fait le choix d’un encrage couleur, selon les éléments du personnage. Le tout est composé de courbes, que je dois empiler les unes sur les autres dans l’ordre qui convient. Par exemple, l’encrage de la couette droite de Vivanie est devant celle de l’attache, tandis que celle de gauche est derrière.

Ensuite, je crée un deuxième groupe de calques qui contient les aplats de couleurs, et qui se trouve en-dessous du calque pour l’encrage. En effet, lorsque l’on dessine, la hiérarchisation des calques est ultra importante, ainsi que celle des polygones de couleurs lorsque l’on fait du dessin vectoriel. C’est le cas ici.
Attardons-nous sur le visage de notre jolie petite elfe. Je commence par tracer les polygones pour créer la couleur de base de sa peau.

Ensuite, par-dessus, je trace les polygones pour la partie ombrée.

Enfin, je termine par-dessus avec le traçage des polygones pour la partie éclairée.

Après cette étape sur la peau, je réfléchis ensuite aux éléments suivants à colorier. Je m’attarde donc sur ses yeux et sa bouche. Voici ce que ça donne une fois ceux-ci en couleurs.

Voyez le principe ! C’est très simple ! Si vous avez compris le concept d’empilement de polygones les uns sur les autres, vous avez les bases de ce qu’est le dessin vectoriel.
Voici au final tous nos personnages en couleurs :







Note : Remarquez l’emplacement du bras gauche par rapport au crayonné, que je trouvais désarticulé (je ne m’en suis rendu compte que lors de l’encrage). J’ai donc corrigé ça dans l’illustration finale.
Illustrations de couverture
La conception des illustrations de couverture est une autre tâche. J’en ai deux (une pour la 1ère, une autre pour la 4ème). Pour chacune d’elle, le jeu est de placer les personnages dessinés et coloriés selon ce que j’ai conçu dans le crayonné global.


Dans cette phase, nous avons besoin d’un fond. Ici, je souhaite avoir une forêt. Je passe donc à une recherche d’images libres de droits dans une banque. Celle que j’utilise est Pixabay.
Après avoir sélectionné plusieurs photos, voici celles que j’ai retenues :


Pour commencer, je place ces photos dans les illustrations. Pour plus de visibilité ici, j’ai enlevé les personnages.


Ensuite, j’applique un effet de flou et de tons de couleurs, identiques aux couleurs de mes personnages.


Enfin, j’applique par-dessus cet image une toile de fond (trouvée sur Pixabay, en libre de droits), auquelle j’ajoute des effets de transparence avec de la couleur :

Le but ici est en quelque sorte de créer une sorte d’effet de toile à peindre.


Une fois la composition effectuée, j’applique par-dessus le tout un filtre de couleur dans le but de donner de la cohérence de couleur sur toute l’illustration. Voyez la différence sans et avec filtre !




Couverture finale
J’ai maintenant tous les éléments pour concevoir la couverture. Pour commencer, je dois déterminer son format, qui dépend du nombre de pages du corps de livre du roman (ce qui nécessite donc, avant de faire cette couverture, de finir la mise en page du roman, ou au moins, d’avoir le nombre de pages de celui-ci). Mon roman étant auto-édité via BoD, cette plateforme nous livre dans son site un outil permettant de calculer le format en fonction de la dimension et du nombre de pages.
Pour la mise en page de la couverture, j’utilise Affinity Publisher. Au final, ça nous donne ceci :

Mot de la fin
Voilà pour ce bonus ! J’espère qu’il vous a plu. C’est ainsi que je procède pour mes illustrations de mes romans. Aucun secret de fabrication. C’est juste beaucoup de travail.
Pour faire tout ça, cela demande énormément de patience et de temps. Ça ne se fait pas en un claquement de doigts, surtout que je fais tout moi-même de A à Z sans avoir recours à l’IA ne serait-ce qu’une seule fois ! Je tiens à garder et à développer mes compétences créatives (je ne suis pas un anti-IA, je suis juste contre la perte de créativité).